Réunion du Conseil d’Administration de la FEDIL du 21 septembre 1998
Le Conseil d’Administration de la FEDIL, dans sa réunion du 21 septembre 1998, a fait le point sur la situation économique et sociale.
Il a été constaté que le niveau d’activité, en général, demeure satisfaisant encore que les premiers signes négatifs des crises asiatique et russe se font d’ores et déjà sentir au niveau de plusieurs secteurs et entreprises. Aussi l’industrie luxembourgeoise s’attend-elle à un ralentissement de la conjoncture et, partant, à une diminution des rentrées de commandes pour la fin 1998.
Dans ces conditions, la FEDIL ne partage pas l’optimisme affiché par le Gouvernement à l’occasion de la présentation du budget des recettes et des dépenses de l’Etat pour 1999, budget tablant sur une progression de la croissance économique de plus de 4% en 1999 par rapport à 1998.
Outre les élections sociales de novembre prochain, l’actualité sociale est dominée par les discussions sur le projet de loi «tripartite» ainsi que sur la réforme des pensions du secteur contributif.
Le projet de loi «tripartite», de l’avis de la FEDIL, reflète les discussions menées au sein du Comité de Coordination Tripartite en avril dernier, encore qu’il y a lieu de préciser le texte sur l’un ou l’autre point. Les propositions d’amendement formulées par la FEDIL seront communiquées au Gouvernement par l’intermédiaire de l’avis de la Chambre de Commerce.
Dans ce contexte, le Conseil d’Administration de la FEDIL a réitéré ses critiques à l’égard du congé parental, et plus particulièrement au sujet de l’indemnité de quelque 60.000 LUF/mois, montant dépassant de loin le niveau du salaire social minimum.
Pour ce qui est du projet de loi concernant les pensions du régime contributif, il ne contient certes pas d’améliorations structurelles. La FEDIL déplore cependant qu’il risque d’entraîner, du fait des améliorations ponctuelles, une charge supplémentaire pour l’assurance pension dont le financement, à terme, n’est plus assuré.
Le Conseil d’Administration de la FEDIL, dans ce même contexte, a dénoncé les positions prises par les syndicats revendiquant une amélioration structurelle des prestations de pensions. Il lance un appel pressant au Gouvernement d’adopter une position ferme en la question, sachant que toute adaptation structurelle se répercutera, tôt ou tard, au niveau des cotisations et, partant, au niveau du coût salarial dont la maîtrise demeure une nécessité absolue afin de maintenir la compétitivité de l’économie luxembourgeoise.
Finalement, le Conseil d’Administration n’a pas manqué de réitérer la nécessité d’une évacuation rapide de la réforme de la loi dite «Commodo Incommodo», réforme devant se traduire par une réduction des délais d’autorisation, une plus grande transparence en matière de normes de protection de l’environnement et une simplification des procédures administratives. Il s’est également prononcé en faveur d’une large libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz.
Luxembourg, le 25 septembre 1998










