La FEDIL remet pour la 8e fois le Prix de l’environnement pour l’industrie
Le 27 novembre 2003 a eu lieu au siège de la FEDIL la cérémonie de la 8e remise du Prix de l'environnement pour l'industrie, en présence de nombreux invités, dont notamment M. Eugène BERGER, secrétaire d’Etat à l'Environnement, les membres du jury ainsi que les lauréats de la promotion 2003.
Pour la promotion 2003 du Prix de l'environnement pour l'industrie, un jury composé d'experts issus des secteurs public et privé, a décidé d’attribuer un premier et un deuxième prix :
● Premier prix : massiv-passiv S.A. (Mersch)
Sujet « L’intérêt écologique de la construction massive dans la conception de maisons passives et de maisons à basse consommation d’énergie, tant dans l’approche de maisons individualisées que dans le contexte d’agglomérations à maisons jumelées »
● Deuxième prix : LuxPET S.A. (Bascharage)
Sujet « Utilisation et promotion de matières recyclées dans la fabrication de préformes en PET »
Par ailleurs, la société Accumalux S.A. (Luxembourg) a obtenu une Recommandation du jury pour le sujet « Utilisation d’énergie à basse température ».
Le Prix de l’environnement pour l’industrie a été décerné une première fois en 1988, dans le cadre de l'Année européenne de l'environnement. Depuis 1992, il a été organisé tous les deux ans - en alternance avec le Prix de l'innovation industrielle - dans le but d'identifier et de récompenser les entreprises ayant effectué des efforts particuliers dans le domaine de la protection de l'environnement et de les encourager à continuer dans ce sens.
Dans son discours, précédant la remise de prix, le président de la FEDIL, M. Charles KROMBACH, a souligné que la protection de l’environnement fait l’objet, depuis de longues années déjà, d’une réelle prise de conscience auprès de l’industrie luxembourgeoise.
Dans ce contexte, il a fait référence aux enjeux importants découlant de la directive européenne « Emission Trading », en relation avec l’accord de Kyoto de 1997 où le gouvernement luxembourgeois a pris l’engagement de réduire, à l’horizon 2008-2012, les émissions de gaz à effet de serre de 28% par rapport à l’année de référence 1990.
Selon Charles KROMBACH, cet engagement trop ambitieux en comparaison avec la moyenne européenne (-8%), risque de mettre en péril le développement de l’économie nationale et la compétitivité des entreprises luxembourgeoises sur le plan international.
En relation avec la directive « Emission Trading » et le plan national d’allocation des émissions (PNA) que le gouvernement luxembourgeois devra élaborer dans ce contexte, le président de la FEDIL a souhaité que le gouvernement appuie le recours aux instruments dits « flexibles » permettant d’échanger des droits d’émission. Ainsi, le Luxembourg pourrait contribuer, à l’instar d’autres pays en Europe, à la réalisation de projets écologiques à l’étranger afin de se faire créditer des réductions d’émission.
Finalement, le président de la FEDIL a réitéré sa demande d’une mise à disposition gratuite de quotas d’émission aux entreprises concernées par la directive « Emission Trading » et représentant quelque 10.000 salariés au Luxembourg.
Luxembourg, le 27 novembre 2003










