Rapport annuel sur les résultats de l’accord volontaire « Energie » signé entre les ministères de l’Economie et de l’Environnement et la FEDIL

Le 29 avril 2002, les ministres de l’Economie et de l’Environnement ainsi que le président de la FEDIL ont signé une convention d’accord relative à l’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’industrie luxembourgeoise, portant sur la période de 2000 à 2006.

Il s’agit du deuxième accord volontaire, un premier accord, signé en 1996, étant venu à terme avec succès le 31 décembre 2000, vu le constat d’une augmentation de l’efficacité énergétique de 15% réalisée pour la période 1990–2000 par une trentaine d’entreprises représentatives, réparties sur six secteurs industriels différents.

La FEDIL a pu sensibiliser 54 entreprises, représentant environ 90% de la consommation énergétique totale de l’industrie manufacturière luxembourgeoise, à participer à ce nouvel accord et à se soumettre à un système de monitoring de l’efficacité énergétique permettant d’évaluer les efforts consentis. Ces entreprises sont issues des secteurs industriels suivants :

  • sidérurgie

  • transformation des métaux

  • chimie et parachimie

  • minéraux non métalliques

  • agro-alimentaire, boissons, tabac

  • imprimerie

  • industrie du bois

  • industrie électrique

  • énergie.

Le nouvel accord volontaire a pour objectif d’inciter les entreprises membres de la FEDIL à intensifier leurs efforts visant à réaliser le potentiel d’amélioration de l’efficacité énergétique économiquement disponible. Outre l’impact économique et stratégique, l’amélioration de l’efficacité énergétique apporte une contribution significative à la réduction des émissions du gaz à effet de serre CO2, et par ce biais, soutient les efforts dans le domaine de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique.

Ainsi les parties signataires ont estimé que, dans l’hypothèse d’une bonne utilisation des capacités de production dans les années à venir, l’efficacité pourra être améliorée en moyenne de 20% sur la période 1990–2010.

D’autre part, les entreprises ayant adhéré à cet accord et dont la consommation annuelle d’énergie dépasse 500.000 giga-joules pour un site de production, se sont engagées à réaliser au début et au terme de l’accord un audit énergétique par un expert qualifié et approuvé par la direction de l’Energie du ministère de l’Economie sur base de ses qualifications. L’audit énergétique constitue un examen critique de la consommation énergétique dans une entreprise dans le but de parvenir à une utilisation plus rationnelle de l’énergie.

Dix audits énergétiques ont déjà été réalisés ou sont en cours de réalisation. Dans ce contexte il est rappelé que le ministère de l’Economie soutient la réalisation d’un tel audit énergétique par une aide financière portant sur 40% des coûts effectifs de l’audit et pouvant atteindre jusqu’à 30.000 EUR par audit.

En dépit d’un environnement économique peu encourageant, le niveau de l’efficacité énergétique de 0,85 enregistré en 2001 a pu être maintenu en 2002.

Le graphique ci-dessous illustre l’amélioration de l’efficacité énergétique sur la période de 1990 à 2002.

Parmi les facteurs essentiels ayant influencé positivement le résultat de 2002 on peut citer :

  • un taux d’utilisation élevé des capacités de production dans certains secteurs industriels


  • la modernisation des installations techniques


  • la mise en vigueur de procédures et d’actions visant l’élimination du gaspillage d’énergie


  • l’optimisation des procédés de production.

Par contre, certains facteurs ont eu des effets négatifs sur l’évolution de l’indice énergétique, à savoir :

  • l’évolution plutôt défavorable de la conjoncture ayant affecté plusieurs entreprises


  • le développement de nouveaux produits à plus haute valeur ajoutée, mais plus intensifs en énergie


  • l’amélioration de la qualité des produits


  • les efforts dans le domaine de l’élaboration de nouveaux produits qui impliquent des périodes d’essai.

Au sens de l’accord volontaire, l’indice général d’efficacité de 0,85 correspond à la moyenne arithmétique des indices déterminés individuellement au niveau des entreprises ou unités de production examinées, permettant ainsi de neutraliser le poids que représentent les entreprises à haut niveau de consommation d’énergie. A titre d’information, nous voulons souligner que l’application de la méthodologie par pondération donne un indice général d’efficacité de 0,44, ce qui met en exergue les efforts réellement réalisés par l’industrie.

La FEDIL, soutenue par le gouvernement, continuera à inciter les acteurs de l’industrie à persister dans leurs efforts tout en intégrant l’objectif d’une amélioration continue de l’efficacité énergétique dans leur politique d’entreprise.

Luxembourg, le 21 juillet 2003

 

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