Réunion du Conseil d'administration de la FEDIL

Le Conseil d’administration de la FEDIL s’est réuni le 24 septembre dernier sous la présidence de M. Charles KROMBACH. Avant de passer à l’ordre du jour, le Conseil d’administration a observé une minute de silence en mémoire de M. Emile GUILLAUME, président honoraire du Groupement pétrolier luxembourgeois et ancien administrateur de la FEDIL, décédé le 31 août dernier.

Au chapitre des sujets d’actualité ont figuré le climat des affaires pour différents secteurs de l’économie, les finances publiques ainsi que la situation financière de l’assurance maladie.

En ce qui concerne le climat des affaires, et au vu de l’évolution économique internationale, il n’y a pas lieu de s’attendre, à court terme, à une reprise de l’activité économique au Luxembourg. Au contraire, certains secteurs, notamment ceux de la construction et des matériaux de construction, craignent, pour les mois à venir, une autre dégradation de leur niveau d’activité. Quant aux secteurs dépendant de la demande extérieure, ils sont confrontés à une situation économique difficile du fait d’une évolution conjoncturelle peu favorable, notamment en Allemagne et en France, d’un taux d’échange dollar/euro défavorable et, en général, d’une forte concurrence sur tous les marchés.

Sur cette toile de fond, le Conseil d’administration de la FEDIL met en garde devant le risque d’un dérapage en matière de finances publiques. Quant au projet de budget pour l’année 2004, il y a lieu de constater que les recettes courantes de l’Etat diminuent de 2,28%, tandis que les dépenses courantes augmentent de 5,10%. La FEDIL estime que l’excédent de dépenses de quelque 423 millions d’euros qui en découle s’explique, d’un côté, par l’environnement économique difficile mais aussi par l’évolution de certaines dépenses, surtout sociales, que l’Etat n’arrive pas à freiner. C’est la raison pour laquelle la FEDIL invite le gouvernement à s’attaquer au plus vite au problème réel que constitue l’évolution, à moyen terme, des dépenses publiques.

Face au déficit annoncé de quelque 83 millions d’euros de l’assurance maladie, le Conseil d’administration est d’avis qu’il est indispensable de prendre des mesures incisives tant au niveau de la gestion des indemnités pécuniaires qu’au niveau des prestations en nature. Dans le contexte des indemnités pécuniaires, l’introduction de participations, voire une redéfinition du niveau de l’indemnité pécuniaire, sont incontournables. De même, le contrôle des certificats de maladie doit être intensifié. En matière de prestations en nature, le Conseil d’administration s’inquiète de l’évolution des dépenses pour le secteur hospitalier et désapprouve l’accord entre le ministère de la Sécurité sociale et l’AMMD ayant entraîné une forte progression des honoraires médicaux. Finalement, la FEDIL réitère son souci d’une stabilité des taux de cotisation qui avait d’ailleurs été repris dans les conclusions du Comité de coordination tripartite.

Par ailleurs, le Conseil d’administration a approuvé les demandes d’affiliation à la FEDIL des deux sociétés suivantes : ABZAC LUXEMBOURG S.A. (développement, commercialisation, production de tubes et mandrins en carton destinés au bobinage de produits souples) et VOLTIGE LUXEMBOURG S.à r.l. (travaux d’accès difficiles sur corde, divers types de travaux, lignes de vie, nettoyage de vitres, rejointement de façades, élagage et abattage d’arbres, consolidation de falaises).

Luxembourg, le 30 septembre 2003