Les décisions prises par le gouvernement ne constituent pas une réponse appropriée aux problèmes auxquels le pays est actuellement confronté
Le conseil d’administration de la Fedil - Business Federation Luxembourg, dans sa réunion du vendredi 16 décembre 2011, s’est livré à une première analyse critique des décisions prises par le gouvernement à la suite de l’échec des récentes discussions tripartites.
De l’avis de la Fedil, ces décisions sont largement insuffisantes pour redresser la situation compétitive des entreprises luxembourgeoises, surtout de celles confrontées à une concurrence internationale très forte et pour retrouver le chemin de la croissance et du plein emploi.
Malgré la modulation de l’échelle mobile des salaires, la dynamique du coût salarial restera entière et l’écart par rapport à nos pays concurrents se creusera. Y-a-t-il lieu de rappeler à cet égard que le coût d’une tranche indiciaire est de plus de 400 mio € / année pour l’économie privée. S’y ajoutera, à partir de 2013, le coût de l’adaptation du salaire social minimum annoncée par le gouvernement.
En rapport avec le fonctionnement du marché du travail, la Fedil salue la décision du gouvernement d’alléger les dispositions légales en relation avec le contrat de travail à durée déterminée. Elle regrette toutefois que cette décision se limite aux revenus élévés. Partant, elle n’aura qu’un impact très limité sur les entreprises et ne constitue en rien un élément pour rendre le marché du travail plus flexible afin de permettre le maintien de l’emploi et faciliter l’insertion de demandeurs d’emploi.
La Fedil se doit donc de constater que les décisions prises par le gouvernement ne constituent pas une réponse appropriée aux problèmes auxquels le pays est actuellement confronté. Elle rappelle dès lors l’urgence de procéder à des réformes structurelles pour redresser la situation compétitive des entreprises, pour améliorer le fonctionnement du marché du travail et pour retrouver l’équilibre des finances publiques.
Ces réformes sont d’autant plus urgentes que le pays traverse actuellement la plus grave crise économique de l’après-guerre. Tous les secteurs souffrent de la dégradation du climat des affaires et des conséquences de la crise de la dette souveraine. Au-delà, la crise de confiance qui s’est installée depuis la mi-2011 fait que les perspectives de croissance à court et moyen termes restent très défavorables.










