Assemblée générale 2009

Votre entrée en fonction a été marquée par la panne électrique du 2 septembre 2004. Cette panne, en amont du réseau luxembourgeois, nous a montré la vulnérabilité de notre économie face à des problèmes de sécurité d’approvisionnement. J’ai l’impression que cet événement explique, en partie, la détermination avec laquelle Vous vous êtes lancé par la suite dans le dossier de la politique énergétique.

L’action du gouvernement en relation avec l’énergie est allée dans le sens du triptyque « sécurité, durabilité et compétitivité », triptyque qui constitue aussi la base pour la future stratégie énergétique du pays que Vous avez initiée, conscient du fait que tous les chantiers dans ce domaine n’ont pu être terminés et que nous nous trouvons en face de marchés en pleine mutation.

J’aimerais aussi saisir cette occasion pour Vous féliciter de l’aboutissement réussi des travaux de création d’un nouvel acteur énergétique au Luxembourg et dans la Grande région - dont le nom sera dévoilé sous peu - et pour exprimer le souhait que l’action du nouvel acteur permettra rapidement d’évincer le scepticisme des entreprises consommatrices d’énergie quant aux effets de la nouvelle situation concurrentielle sur les marchés de l’électricité et du gaz. Nous nous rappelons des intentions ministérielles à ce sujet qui visent à placer l’action de l’Etat dans la nouvelle structure au service de notre économie.

Etroitement liée à l’énergie, la politique climatique a été riche en événements depuis 2004 : les première et deuxième périodes de négoce de quotas de CO2, le début de la période Kyoto en 2008 ou encore la présentation et l’adoption rapide du paquet climat/énergie de l’Union européenne, pour ne citer que quelques uns.

Pendant toutes les étapes de la mise en œuvre du dossier climat, la Fedil a pu mener un dialogue ouvert et serein avec le gouvernement. Nos deux points de vue coïncident lorsque nous plaidons pour un encadrement permettant une réduction des émissions dans une approche flexible et favorisant le progrès technologique plutôt que les délocalisations d’activités intensives en CO2.

Nous devons continuer à défendre cette position sur le plan européen, sachant que des grands enjeux résident dans les travaux de précision de l’accord politique de décembre dernier sur le paquet climat/énergie qui sont actuellement menés sous l’égide de la Commission européenne et sous le contrôle des Etats membres.

Afin de relever les défis écologiques et économiques, il s’agit d’accroître l’efficacité de nos systèmes de production de biens et de services. Nous devons investir davantage dans le développement de nouvelles technologies écologiques, un marché en croissance rapide. Nous devons aussi saisir les opportunités, en termes de gains de productivité et, partant, de compétitivité, qu’offrent les nouvelles technologies environnementales.

Aujourd’hui, les entreprises de tous secteurs multiplient leurs investissements en faveur de l’amélioration de leurs procédés de fabrication, mais aussi en faveur de l’amélioration de leurs produits et services. Elles sont accompagnées et soutenues dans leurs efforts par le secteur public.

J’aimerais, dans ce contexte, rappeler les actions développées au cours des dernières années par le gouvernement dans l’intérêt du développement de la recherche publique, de la mise en place de l’Université du Luxembourg, de l’encadrement de la recherche privée ou encore les investissements dans le secteur de l’information et de la communication.

La Fedil salue le soutien massif du gouvernement en faveur de l’innovation et du progrès technologique et les budgets qu’il y consacre. Nous plaidons pour une concentration des efforts de R&D sur des domaines clés favorables à la modernisation et à la prospérité du pays et pour une coopération renforcée entre les acteurs publics de recherche et le monde des entreprises et ce tant au niveau de la définition des thématiques qu’au niveau de la réalisation de projets.

Un autre domaine d’action du gouvernement digne de notre approbation et de notre soutien est l’intensification des efforts de promotion du Luxembourg et de ses entreprises à l’étranger. Le Ministre de l’Economie, au cours des dernières années, a conduit de nombreuses missions économiques à l’étranger, à la fois pour mieux faire connaître le Luxembourg et ses entreprises, et pour promouvoir, dans le cadre de la politique de diversification et de développement économiques, le Luxembourg en tant que site d’investissement.

Sur le plan structurel, le gouvernement a mis en place plusieurs agences de promotion économique : ‘Luxembourg for Finance’, ‘Luxembourg for Business’ ou encore ‘Luxembourg for ICT’. Au vu des particularités des différents secteurs en cause, il n’a pas été possible de concentrer l’ensemble de l’effort promotionnel dans une seule entité.

La Fedil, pour sa part, est devenue membre fondateur de ‘Luxembourg for Business’. Dans une approche de partenariat, elle collabore activement à la définition et à l’implication des actions menées par ‘Luxembourg for Business’. Elle tient cependant à souligner, dans un souci de cohérence et d’efficacité, l’importance à la fois d’une collaboration étroite entre les différents acteurs et d’une coordination sans faille des initiatives menées par eux.

Monsieur le Ministre,

Mesdames, Messieurs,

S’il est indéniable que de réels progrès ont été réalisés au cours des dernières années dans les domaines de la fiscalité des entreprises, de la recherche et du développement ou encore de la promotion économique, il n’empêche que le gouvernement n’a pas osé s’attaquer avec détermination à certaines faiblesses structurelles que notre pays connaît depuis des années.

Je pense, en premier lieu, à la durabilité de nos finances publiques et de notre assurance pension. Lors d’un récent débat parlementaire à ce sujet, l’on a pu constater une prise de conscience surprenante des orateurs de tous bords. Ils étaient d’accord pour accepter la fragilité de certaines catégories de recettes, la dynamique de certaines catégories de dépenses, souvent qualifiées comme incompressibles, et les effets du vieillissement de la population avec, en premier lieu, les problèmes que risque de rencontrer à terme notre système d’assurance vieillesse.

Cette prise de conscience devra être suivie d’actions !

Le refus de plusieurs responsables politiques et syndicaux de partager le constat dressé à maintes reprises par des experts et institutions internationalement reconnus ne peut plus être accepté. L’obstination avec laquelle ils se cachent derrière les réserves actuelles de l’assurance pension pour expliquer leur inaction dans le domaine des pensions ne peut plus être tolérée.

Il faut d’urgence relancer la discussion sur les mesures à prendre pour redresser le tir, même si d’aucuns reconnaissent aujourd’hui qu’il aurait été plus facile de s’attaquer au défi de la durabilité des finances publiques pendant les années de forte croissance que pendant les années de faible croissance. Les expériences dans nos pays voisins montrent que le report de mesures incontournables aggrave la tâche pour ceux qui seront un jour obligés d’agir.

Un autre dossier qui nous tient particulièrement à cœur semble avoir bonne conjoncture en pleine période de crise. Je parle de la simplification administrative, un terme générique derrière lequel se cache une multitude de décisions et d’actions politiques à prendre pour faciliter la vie aux administrés. Dans la ligne des premières décisions, prises récemment par le gouvernement, nous demandons une autre réduction du nombre et un raccourcissement des délais des procédures d’autorisation à parcourir et des formalités à accomplir.

Monsieur le Ministre,

Nous nous rappelons l’élan et la détermination avec lesquels Vous vous êtes lancé à l’encontre de la lourdeur et la lenteur qui sont devenues des caractéristiques déplorables de notre système administratif. Vous devez avouer aujourd’hui que les initiatives prises pour identifier les problèmes et pour y remédier n’ont pas permis des vraies percées dans le sens d’une réduction de la charge administrative et d’un raccourcissement des délais de prises de décision par nos autorités. Cette tâche est loin d’être accomplie.

Mesdames, Messieurs,

En juillet 2008, la Fedil a publié son message aux partis politiques en vue des élections législatives du 7 juin prochain. Ce message a pu être discuté avec les principales formations politiques lorsque celles-ci ont préparé la rédaction de leurs programmes électoraux. L’échange de vues avec les partis a été ouvert et constructif.

Au moment de ces entretiens, on n’a pas pu prévoir l’envergure de la crise économique qui s’est manifestée avec une rapidité sans pareille à partir de la rentrée. Plusieurs programmes électoraux ont dû être modifiés ou complétés depuis lors, ce qui témoigne du degré de confiance que le monde politique avait jusque là en la capacité de notre économie de reproduire les taux de croissance du passé. Ceci devrait être bon signe pour la capacité de réaction du même monde politique face à la nouvelle donne.

Il me tient à cœur de répéter ici notre reconnaissance aux décideurs politiques pour leur intervention rapide et efficace ayant permis d’éviter des répercussions dramatiques de la crise financière sur le fonctionnement de notre économie. A relever aussi l’adaptation rapide du cadre légal régissant les différents régimes de chômage partiel pour permettre aux entreprises de surmonter, dans la mesure du possible, les mois creux dans l’attente d’une reprise de l’activité.

Nous reconnaissons également l’utilité des initiatives anticycliques prises dans de nombreux pays, y compris le Luxembourg. Mais nous savons aussi que les dépenses anticycliques ne sauront être répétées à volonté et qu’une politique nationale de renforcement de la demande, surtout dans le cas du Luxembourg, a ses limites. Elle ne touche que quelques secteurs d’activité et produit un grand effet de drainage d’argent au-delà de nos frontières. Il s’agit dès lors de la limiter dans le temps et de la concevoir comme partie intégrante d’un effort international de redressement de nos économies.

Il va sans dire que les mesures destinées à revitaliser notre économie de façon plus durable, devront aller de pair avec la mise en œuvre des programmes conjoncturels qui, eux, combattent les symptômes de la crise, mais ne permettent pas d’y remédier.

Les chiffres qui illustrent l’envergure du ralentissement économique et ses effets dans la plupart des secteurs d’activité regroupés au sein de la Fedil vous sont familiers. Je n’ai guère besoin de les répéter ici.

Malheureusement, les perspectives restent moroses pour grand nombre d’entreprises ce qui ne laisse pas conclure à un revirement rapide de la situation.

Dans le cadre de son discours sur l’Etat de la Nation d’avant-hier, le Premier ministre n’a pas pu fournir des données très précises en matière de prévisions. Le PIB évoluera entre -1,8% (prévision STATEC) et -3% (prévision de l’UE) en 2009. Le Fonds monétaire international est même allé jusqu’à prévoir -3,8% pour l’année en cours. Il n’existe aucune prévision fiable pour ce qui concerne l’évolution du PIB en 2010, étant donné que le moment et l’intensité de la reprise ne sont pas connus.

Au ralentissement de l’activité des entreprises s’ajouteront, à moyen terme, les effets que produira la crise au niveau macroéconomique :

  • L’Etat sera endetté davantage, suite à un cumul de déficits budgétaires. Aux dépenses ordinaires s’ajouteront des dépenses pour assurer le service de la dette tandis que certaines catégories de recettes ne repasseront que difficilement aux niveaux d’avant-crise.


  • La reprise économique sera accompagnée d’une forte inflation dans la mesure où les marchés de l’énergie et des matières premières redécouvriront rapidement le potentiel de rupture entre offre et demande croissante et que l’augmentation de la masse monétaire - provoquée par les programmes de relance et par les politiques monétaires - produira ses effets sur les prix.


  • Le taux de chômage augmentera significativement. D’après les estimations du Premier ministre, le taux de 5,6%, en février 2009, devrait être dépassé largement.


  • Le manque de confiance en notre système économique, en nos décideurs et en nos entreprises ne disparaîtra pas d’un jour à l’autre et il y aura de grandes hésitations autour du futur rôle de l’Etat que ce soit en tant que protecteur, acteur économique ou régulateur.

Dans un tel contexte difficile, comment le Luxembourg arrivera-t-il à surmonter la crise et à prendre les bonnes décisions pour la croissance économique de demain ?

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais partager avec vous un certain nombre de réflexions à ce sujet. D’abord, préservons et perfectionnons notre modèle d’économie de marché sociale. Il n’existe pas de modèle alternatif valable à l’économie de marché et son encadrement social a fait ses preuves tout au long des dernières décennies et continue à le faire dans la situation actuelle, où il déclenche une série de stabilisateurs.

Reconnaissons aussi les vertus du marché unique européen, battons nous contre le repli sur soi et restons attachés au processus d’intégration européenne.

Ensuite, une redéfinition du cadre réglementaire régissant l’activité économique, en général, et le secteur financier, en particulier, semble inévitable pour rétablir la confiance des acteurs économiques et pour parer à de futurs dérapages nocifs. Ce constat ne doit pas conduire nos décideurs politiques à lancer une vague de régulations tous azimuts qui pourraient paraître populaires à première vue, mais qui auraient de fortes chances de se retourner contre nous.

Au-delà, il s’agira de mettre en œuvre une politique fiscale et budgétaire répondant à la fois à l’objectif du rééquilibrage des finances publiques et à celui du renforcement de notre compétitivité. A cet égard, le maintien d’une fiscalité indirecte attrayante sur les consommations non captives est impératif :

  • Côté recettes d’Etat, la valorisation des participations dans les entreprises sauvées moyennant des prises de participation devra jouer un rôle déterminant dans les efforts de réduction de la dette.


  • Côté dépenses publiques, l’Etat n’échappera pas à un ajustement de ses dépenses, à une révision de la panoplie des subventions, le tout selon des critères d’efficacité et à une analyse critique des automatismes dans la progression des dépenses.

Dès à présent, il faut se préparer à la reprise de l’inflation avec une réforme en profondeur de notre système d’indexation des salaires. La Fedil, contrairement à ce que le Premier ministre a déclaré dans son discours sur l’Etat de la Nation, est d’avis qu’il serait contre-indiqué de revenir à la législation d’avant-2006 sans procéder au préalable à une analyse approfondie quant aux effets d’une telle décision. Ensemble avec l’Union des entreprises luxembourgeoises, nous proposons de limiter, à partir de janvier 2010, l’application de l’indexation sur la tranche de salaire inférieure à une fois et demie le salaire social minimum. Ce modèle peut être qualifié d’indexation socialement équitable.

Un autre défi de taille qu’il s’agit de relever au plus vite est le maintien de l’équilibre financier du chapitre des prestations en nature de la Caisse nationale de santé. La responsabilité tant des assurés que des prestataires est engagée. Ils sont les mieux placés pour faire l’arbitrage entre les différents choix possibles et pour en assumer les conséquences.

Les entreprises, pour leur part, assument aujourd’hui l’entière responsabilité de la couverture des coûts engendrés par la continuation des salaires pendant les premières treize semaines. Il faudra leur accorder les moyens permettant la maîtrise de ces coûts.

J’ai déjà parlé de l’urgence de s’attaquer au grave problème de soutenabilité qui caractérise notre système d’assurance vieillesse. Des mesures de redressement courageuses s’imposent, ceci d’autant plus que le taux de remplacement atteint dans de nombreux cas des niveaux de l’ordre de 110% du revenu moyen gagné au cours de la période d’affiliation.

Les périodes d’inactivité doivent être alignées avec l’espérance de vie croissante des personnes. Il s’agit dès lors de redéfinir, notamment, les conditions d’entrée en retraite et d’analyser plus en détail, voire de réduire les périodes de stages. Mais il s’agit aussi de créer des incitations pour les personnes en fin de carrière à réduire leur rythme d’activité plutôt qu'à cesser prématurément cette activité, voire à cumuler, le cas échéant, leur emploi salarié réduit avec une pension de vieillesse anticipée réduite. Au-delà, il est indiqué de procéder à une réforme fondamentale du système de reclassement professionnel, système qui pèse lourdement sur les finances de l’assurance pension.

Ces mesures s’imposent également en raison d’une élémentaire équité entre générations. Il n’est pas concevable que la génération actuelle des actifs finance, par le biais de la répartition des charges, un niveau de prestations des pensionnés d’aujourd’hui, dont elle ne pourra pas bénéficier à son tour. Des réformes structurelles s’imposent dès lors, dans le but de pérenniser le système général et de garantir des prestations correctes pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Qu’il s’agisse de l’assurance maladie ou de l’assurance pension, il est clair pour la Fedil que le défi du financement ne peut être résolu facilement sur le versant des recettes. En effet, toute hausse des cotisations à charge des entreprises serait de nature à augmenter le coût du travail, partant, d’affecter négativement la compétitivité de nos entreprises et, au-delà, nuirait gravement à l’emploi.

Le gel des charges sociales patronales à leur niveau actuel est un élément indispensable d’une politique en faveur de l’emploi, politique qu’il s’agit de renforcer au cours des années à venir en vue de rétablir le plein emploi et d’augmenter de façon substantielle le taux d’emploi dans notre pays. Tout progrès dans ce sens produit un effet de levier important alors qu’il se traduit par une baisse des dépenses sociales, une augmentation du pouvoir d’achat dans le pays, de meilleures rentrées fiscales et de multiples effets bénéfiques sur le système d’assurance vieillesse.

L’augmentation du taux d’emploi passe par une amélioration de la formation initiale et une intensification de la formation continue, par l’offre de structures d’accueil permettant de mieux concilier la vie professionnelle et la vie familiale, par le déploiement de nouvelles formes d’organisation du travail dans la ligne du concept de la flexicurité et, finalement, par une réforme de nos structures de gestion et de placement des demandeurs d’emploi.

La Fedil a souscrit, dans le cadre des conclusions des travaux du Comité de coordination tripartite de 2006, à la mise en place d’une politique de maintien dans l’emploi. Aujourd’hui, d’aucuns revendiquent un renforcement des dispositions légales y afférentes en faisant croire que le maintien dans l’emploi peut se décréter en toute indépendance du contexte économique et du niveau d’activité des entreprises.

La Fedil et ses entreprises membres sont prêtes à assumer leur part de responsabilité dans la lutte contre le chômage et le rétablissement du plein emploi. Elles s’opposent cependant à toute tentative visant à limiter le pouvoir de direction des chefs d’entreprise les empêchant de recourir, souvent dans un contexte de restructuration, à des licenciements pour raisons économiques.

Au lieu d’affecter nos ressources à la gestion du non-emploi, la Fedil plaide pour une politique de création d’emplois. Poussons dès lors la modernisation de notre tissu industriel, favorisons la transformation de notre système productif en un système plus efficient et moins intensif en ressources grâce au développement et à l’application des nouvelles technologies, ciblons mieux les efforts de R&D publique et intensifions les coopérations autour de l’innovation, donnons-nous l’ambition de faire du Luxembourg un modèle de la simplification administrative et transformons la réglementation en un atout pour notre pays !

Finalement, je plaide en faveur d’un cadre européen qui a l’ambition d’inverser la tendance à la désindustrialisation du continent. Profitons des opportunités de développement industriel et technologique au sein de l’UE en revitalisant nos efforts d’attrait d’entreprises innovatrices et en faisant plein usage des instruments de la politique de diversification et de développement économiques ayant fait leur preuve par le passé et qu’il s’agira d’adapter en permanence aux besoins des entreprises.

Mesdames, Messieurs,

Vous avez constaté dans mes propos que je considère le redressement économique et la préparation aux défis de demain comme une tâche qui n’incombe pas seulement aux décideurs politiques, mais qui doit nous interpeller tous. Nous, chefs d’entreprise, devons montrer le bon exemple, dans la société en général, au sein de nos entreprises que nous pilotons dans le dialogue avec nos collaborateurs, et dans le cadre de notre participation aux travaux des organisations professionnelles.

La Fedil continuera à contribuer constructivement à la recherche et à la réalisation de nouvelles idées pour faire avancer notre pays. Nous venons de lancer une réflexion interne avec plusieurs chefs d’entreprise et experts de haut niveau sur la future politique de diversification et de développement économiques et nous partagerons nos conclusions avec nos interlocuteurs politiques.

Mesdames, Messieurs,

Comme vous l’avez appris lors de la partie statutaire de cette assemblée, le conseil d’administration de la Fedil vient de renouveler le mandat des vice-présidents et du président de la Fedil pour un terme de trois ans. Je suis honoré par la confiance que vous m’avez témoignée et je continuerai à assumer ma tâche avec dévouement et engagement dans l’intérêt de nos membres et de notre fédération sans perdre de vue l’objectif plus général du développement économique et social du pays.

La Fedil est aujourd’hui une organisation multisectorielle avec une base plus traditionnelle d’entreprises industrielles et du secteur de la construction et avec un grand éventail d’entreprises du secteur des services aux entreprises ou de services technologiques. L’orientation qu’a prise notre fédération au cours des dernières années est l’expression d’une structure économique transformée. Nous avons la forte intention de suivre activement le développement de nouveaux secteurs d’activité dans le pays et le renforcement de la base des secteurs déjà bien établis. A noter, dans ce contexte, que 43 entreprises ont été nouvellement admises à la Fedil en 2008.

Les mandataires politiques qui sortiront des élections de juin trouveront en nous un interlocuteur attentif et un partenaire actif lorsqu’il s’agit de définir un cadre propice à la croissance et à l’emploi.

Je voudrais terminer en m’associant aux mots de clôture du récent discours sur l’Etat de la Nation pour souligner l’effort collectif auquel nous devrons contribuer tous :

« Mir packen dat. Mir packen dat wa mir zesummestinn an zesummeginn ».

Et j’ajouterais: « Wa mir ons zesumme fläissen ».

Je vous remercie et je passe la parole au Ministre Jeannot Krecké.

 

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